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Les pages d'histoire - Au cours des siècles
L’histoire de la batterie-fanfare


Les instruments de la batterie-fanfare trouvent tous leurs origines dans l'histoire de la guerre. L'association de la musique et de la guerre est un phénomène attesté à toutes les époques. Hébreux et Egyptiens, Grecs et Romains, Germains et Gaulois, utilisent trompettes, flûtes, harpes, clochettes, et entonnent des chants, pour effrayer l'ennemi et transmettre des ordres par des signaux

Se limitant, jusqu'à la fin du Moyen Age, à la production d'effets sonores et rythmiques, la musique militaire française prend véritablement naissance à la Renaissance, lorsque François Ier, en 1534, décide d'intégrer, à chaque régiment d'infanterie, deux tambours et un fifre.
C'est aux XVIIe et XVIIIe siècles que la musique militaire française s'organise. Dans les armées, les instruments se répartissent désormais en deux groupes principaux : fifres, hautbois et tambours dans l'infanterie, trompettes et timbales dans la cavalerie. Sa codification rationnelle date cependant de Louis XIV, qui réglemente batteries et sonneries afin de faciliter les mouvements des divers régiments. Les fanfares de trompettes se développent, comme le montre notamment la Marche des gardes du Roy. De son côté, la Marine royale se met à embarquer des musiciens à bord des vaisseaux amiraux. Durant le XVIIIe siècle, les musiques militaires se développent dans tous les pays d'Europe, et en 1762 est créé, dans les Gardes françaises, le premier orchestre militaire, rassemblant clarinettes, hautbois, cors et bassons, qui se distingue de la « clique », composée des instruments pour les signaux


La batterie fanfare moderne nait avec Jean Baptiste LULLY qui voulait regroupé les instruments de la famille des cuivres avec ceux des familles des bois et des violes.
Les fanfares de trompettes étaient vouées aux troupes montées, alors que les cors était plus concerné pour les chasseurs et les guides.

La Révolution française constitue un tournant pour la musique militaire. Celle-ci acquiert une fonction patriotique, comme en témoignent en particulier le Chant du départ ou le Chant de guerre de l'armée du Rhin, composé en 1792 par Rouget de Lisle, qui, sous le titre de Marseillaise, deviendra l'hymne national de la République. L'École de musique de la Garde, créée en 1792, prend en 1795 le nom de Conservatoire national de Musique, ancêtre de l'actuel Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris

Les musiques militaires continuent leur essor sous l'Empire. Chants de guerre, marches et batteries de l'armée napoléonienne se répandent à travers l'Europe, tandis que le tambour-major jouit d'une popularité croissante. La première moitié du XIXe siècle connaît d'importants perfectionnements en matière de facture instrumentale : emploi du piston et des clefs, .Le tambour fut mis au jour par les tambour-majors, et les clairons par les fantassins qui ne trouvèrent pas d’instrument jusqu’en 1822 où COURTOIS leur proposa un clairon Si bémol.
Sous le Second Empire, la musique militaire connaît son âge d'or, grâce notamment aux nombreux kiosques à musique édifiés dans les parcs et jardins publics. Après la défaite de 1870 et jusqu'à la Première Guerre mondiale, l'esprit de revanche en favorise un nouvel essor, .

A la "Batterie -Fanfare " de la Garde, composée par les tambours et clairons des régiments d'infanterie de la Garde, Gabriel DEFRANCE mène une action de fond qui le verra mettre en place des clairons -basses, des clairons et clairons -basses à deux pistons, des clairons contrebasses.

La création d’une musique national fut mis en place par l’armée de l’air en 1934.
La qualité de la Batterie -Fanfare de l'Air, son dynamisme, son dévouement à la cause musicale des Batteries Fanfares sous la direction de Robert GOUTE en fit l'archétype dont sûrement copièrent les formations civiles, puis timidement les formations militaires, et celles de la Police.

Comme par le passé, les deux guerres mondiales sont des périodes de désorganisation des formations musicales militaires mais aussi de composition de nombreux chants et marches (La Madelon de la victoire, la Marche de la 2e D.B.). Les clairons s'illustrent au combat par leur bravoure. Après la Seconde Guerre mondiale, musiques et fanfares militaires se reconstituent, mais celles d'Afrique disparaissent une à une lors de la décolonisation.

Dès le début des années 1950, les enregistrements nous démontrent le savoir-faire évolutif des Batteries Fanfares et sont des merveilles de découvertes pédagogiques. Ils servent de déclic et provoquent la volonté des musiciens de se parfaire afin de pouvoir interpréter la musique du genre qui sait allier le traditionnel au swing, au jazz, au rock à la musique d'aujourd'hui. La Batterie Fanfare, orchestre qui sert la musique populaire de qualité, permet aux jeunes compositeurs de s'exprimer.


Sources : site de la batterie Fanfare du Pays de Fougères et écrit par Yvon ROUSSEL
médiathèque de la défense


Date de création : 20/04/2005 @ 21:16
Dernière modification : 04/09/2007 @ 23:04
Catégorie : Les pages d'histoire
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Reprise des répétitions BF Vendredi 03 Septembre frown

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la Batouk Machine a fait sa première sortie officielle pour la fête de la musique à Brains.
C'était avec sa nouvelle tenue : salopettes grises et marcels, c'est la grande classe.

cela a d'ailleurs donné des idées à la Fanvrôle, qui n'a toujours pas de tenue spécifique...à suivre.
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